Prix du bénévolat

Ce prix rend hommage à des bénévoles qui, par leurs actions, ont témoigné de la détermination, de la rigueur et du dévouement dans l’observation, l’étude ou la protection des oiseaux, dans l'une des quatre catégories suivantes :

  • Promotion et développement du loisir ornithologique
  • Contribution à l'ornithologie associative régionale
  • Soutien à la mission de QuébecOiseaux
  • Conservation des oiseaux et de leurs habitats

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Prix du bénévolat
Mouettes de Bonaparte, © Marie-Lise Beaudin

Promotion et développement du loisir ornithologique

Plus de 2,5 millions de Québécois s'intéressent aux oiseaux et à l'ornithologie. Ce prix est créé pour souligner la contribution d'une personne qui a mis sur pied des activités ou réalisé des actions destinées à encourager le développement et la promotion du loisir ornithologique.

Parmi les institutions qui ont marqué le paysage ornithologique électronique du Québec, le forum Ornitho-QC, crée en 1994, figure en haut du palmarès. Ses milliers d’abonnés y échangent des informations associées à l’observation des oiseaux sur une base quotidienne. Par son engagement soutenu, presque quotidien au bon fonctionnement du forum et ce pendant 16 ans, Guy Lauzière a contribué à en faire un lieu d’apprentissage et d’échanges d’information au bénéfice autant des experts que des novices. En qualité d’administrateur – modérateur du forum, il a su faire preuve de constance, d’assiduité, de tact et de patience. La communauté ornithologique lui est reconnaissant d’avoir assuré la continuité de cet outil de communication d’ailleurs toujours pertinent.

Pierre Bannon a commencé à observer les oiseaux en 1976. Depuis, il s’est engagé dans une multitude de projets de science citoyenne avec rigueur et générosité. Par le partage de ses connaissances, Pierre a participé plus que quiconque à faire découvrir les oiseaux du sud du Québec que ce soit par la publication de son livre Où et quand observer les oiseaux dans la région de Montréal en 1991 ou en répondant aux questions des amateurs via les forums de discussion (p. ex. Ornitho-Qc) ou même par téléphone (à une époque plus lointaine).

Pierre aura touché directement des centaines, voire des milliers, d'observateurs dans les 40 dernières années tout en restant simple, souriant et affable. Il a toujours ouvert grande les portes à la relève leur offrant mentorat tout en les traitant avec grand respect. Dans sa chronique Parlons d’oiseaux pour la revue The Song Sparrow et la chronique des observations saisonnières publiée dans la revue QuébecOiseaux depuis ses débuts, Pierre aura contribué plus que quiconque à l'archivage des mentions ornithologiques singulières pour le Québec. Parfois sans le savoir, de nombreux observateurs d’oiseaux ont profité un jour ou l’autre d’une découverte de Pierre Bannon, que ce soit par l’observation d’un oiseau rare qu’il avait trouvé ou par la visite de sites qu’il a popularisés. On peut penser au barrage de Sainte-Martine ou à la découverte d’une population importante de Paruline à ailes dorées dans les années 80 dans la région de Huntingdon.

Les gens ayant croisé ce pédagogue d’une grande humilité, font valoir sa grande expertise et sa généreuse humanité. Sa contribution à la promotion et au développement du loisir ornithologique est remarquable.

Contribution à l'ornithologie associative régionale

Le dynamisme de la communauté ornithologique repose en bonne partie sur la vitalité des clubs et sociétés d'ornithologie réparties dans toutes les régions du Québec. Ces organisations régionales ne peuvent exister et rayonner sans l'apport inestimable de leurs membres et bénévoles. Ce prix souligne donc la contribution d'un de ces bénévoles oeuvrant au sein des divers clubs d'ornithologie.

En plus d’être un des cofondateurs du Club d’ornithologie de la région des Moulins en 1990, et d’en être toujours le responsable du journal et du site Web, monsieur Cyr est un animateur de conférences et d’excursions très apprécié. Il a également participé à la création d’ateliers pour les jeunes scouts et pour les écoles primaires.

Norbert Lacroix est président, depuis maintenant 12 ans, du Club des ornithologues de Québec, le club qui compte le plus grand nombre de membres, au-delà de 700. Selon ses collègues, il consacre souvent jusqu’à 30 heures par semaine à remplir sa fonction, incluant notamment la préparation des réunions du Conseil d’administration (8 par année) et l’animation de conférences. Les membres du C.A. et les responsables de comité peuvent toujours compter sur lui et le rejoindre facilement. Après avoir été professeur à l’Université Laval en mathématiques, on peut dire que son engagement vis-à-vis la cause ornithologique est presque une deuxième carrière. Une carrière qui ne coûte pas un sou aux membres du COQ.

Pendant sa présidence, Norbert a vu à la révision complète des règlements du COQ, à la supervision des célébrations du 60e anniversaire du Club, au passage de la version papier du Bulletin ornithologique à la version électronique, à l’élaboration d’une politique détaillée de co-voiturage, etc. Norbert est très proactif dans les suivis des principaux dossiers discutés au cours des réunions du Conseil d’administration du COQ et il n’hésite pas à s’adresser par courriel aux 700 membres pour les informer de décisions ou d’événements importants. Il participe aux rencontres avec les organismes partenaires du COQ, comme la Ville de Québec, Conservation de la nature Canada, Nature Québec, la Société Provancher…En tout, pas moins de 39 organismes!

Ses proches lui reconnaissent de solides qualités personnelles et professionnelles : généreux, respectueux des personnes, rigoureux, à la fois exigeant pour lui-même et tolérant avec les autres, responsable, sens de la communication.  Ce leader estimé agit avec une gentillesse indéfectible et un grand sens de la camaraderie. Toutes des qualités qui en font un excellent ambassadeur de l’ornithologie et du COQ.

Toujours disponible, Norbert Lacroix n’hésite pas à donner des cours d’initiation à l’ornithologie et à diriger des excursions sur le terrain.

C’est pourquoi nous n’hésitons pas à lui remettre le Prix du bénévolat pour sa contribution à l’ornithologie associative régionale.

Ornithologue passionné depuis 25 ans et président dévoué de la Société du loisir ornithologique de l’Estrie (SLOE), Benoît Turgeon se donne à 100% à la cause des oiseaux.

En 2001, il a initié un projet qui a permis d’aménager une volière pour la réhabilitation des Balbuzards pêcheurs à Chouette à voir ! à Saint-Jude. Aussi, il est derrière plusieurs événements, comme le Souper migratoire, qui ont permis la collecte de fonds pour aider l’UQROP à poursuivre son travail de réhabilitation des oiseaux de proie et d’éducation du public.  Benoît a également participé au projet de sauvegarde des Martinets ramoneurs en aidant à la construction de 2 cheminées. Il participe au Grand Défi QuébecOiseaux depuis le début et il a agi comme responsable régional lors des travaux du 2e Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, soit de 2010 à 2014.

En plus d'être président du conseil d'administration de la SLOE, Benoît participe à plusieurs comités de l'organisme : le comité du bulletin LE JASEUR, le comité des excursions, le comité des nichoirs à Hirondelles bicolores et finalement le comité de La fête pour l'amour des oiseaux. Il partage aussi des informations sur les médias électroniques. Et c’est lors de ces événements qu’on peut constater le leadership positif que Benoît insuffle aux amateurs d’ornithologie. 

Benoît a des qualités exceptionnelles dont la passion et la patience. Ceci se ressent dans sa façon unique de s'exprimer et de partager son savoir. Il est donc facile et stimulant de comprendre et d'embarquer dans son univers. Le respect d'autrui, la détermination et la persévérance font de lui un ornithologue extraordinaire, mais aussi un être humain à part entière. Des gens comme lui sont indispensables pour stimuler l’intérêt du grand public envers les oiseaux et dynamiser les groupes régionaux. C'est pour toutes ses raisons que la contribution de Benoît Turgeon à l'ornithologie associative régionale est aujourd'hui saluée.

Huguette Longpré accompagne bénévolement des groupes avec lesquels elle partage sa passion contagieuse pour les oiseaux. Ce qui est peu banal, c’est qu’elle dirige 25 à 30 sorties par année depuis plusieurs années. En fait, Huguette œuvre au sein de la Société de biologie de Montréal depuis 25 ans. Elle a été active dans divers comités et a même assuré la présidence du conseil d’administration durant 2 ans. En animant des sorties de façon assidue, elle dynamise le volet ornithologique qui conserve une place importante dans les activités de la Société. Ses qualités de guide et ses connaissances des oiseaux, en particulier des parulines, sont très appréciées par ses pairs. Son engagement à mettre en valeur les oiseaux dans son organisation est remarquable. L’attribution de ce prix est une occasion pour la communauté ornithologique de reconnaître l’apport des personnes de terrain qui comme Huguette créent un intérêt pour les oiseaux auprès de publics variés.

Il était là lors de la fondation du Club des ornithologues de l'Outaouais en 1978 et depuis près de 40 ans, Gérard Desjardins participe à la vie active du club de toutes les façons. Gérard a été membre du conseil d'administration au cours d'une période de 24 années consécutives (de 1993 à 2016) et a présidé le conseil d'administration du club au cours de deux périodes pour un total de 20 années. C’est sous sa gouverne en 2008, qu’une nouvelle édition améliorée du Guide de sites d’observation des oiseaux de l’Outaouais a été préparée.

On reconnaît sa grande disponibilité pour offrir des séances d’informations sur l’ornithologie en général et les oiseaux de l’Outaouais, aux membres du club, aux étudiants des écoles de la région ainsi qu’aux scouts. Il a aussi été un membre actif de pratiquement tous les comités et activités du Club des ornithologues de l'Outaouais : recensements des oiseaux de Noël, mise en valeur des rapides Deschênes, réseau de nichoirs à Canard branchu, mise en oeuvre de la ZICO du Lac-Deschênes, etc. Depuis 2015, il a su faire reconnaître l’ornithologie auprès de la ville de Gatineau comme une activité faisant partie du patrimoine naturel et culturel du milieu urbain. Dans cette foulée, Gérard Desjardins a signé des ententes avec le service du Patrimoine de la ville de Gatineau pour offrir des activités de promotion de l’ornithologie dans la ville et par le fait même, mettre en valeur des habitats naturels de la région. Il a été un répondant exceptionnel pendant toutes ces années auprès des autorités municipales et provinciales dans divers dossiers touchant les oiseaux et leurs habitats. Il s’est notamment fait remarquer par sa participation au sein de divers organismes environnementaux de la région dont le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) et la Table régionale de gestion intégrée des ressources naturelles et du territoire de l’Outaouais.

Tous reconnaissent sa grande contribution au développement de l’ornithologie associative de la région de l’Outaouais.

Soutien à la mission de QuébecOiseaux

QuébecOiseaux peut compter sur des membres, des bénévoles et des administrateurs passionnés et engagés afin de faire avancer sa mission. Ce prix vise à reconnaître annuellement l'apport d'une de ces personnes à l'avancement et au soutien de la mission du Regroupement.

Les réviseurs régionaux jouent un rôle crucial dans le maintien de la qualité de la base de données d’eBird. Depuis 2014, année où eBird a remplacé ÉPOQ (Étude des populations d’oiseaux au Québec), ces bénévoles passionnés ont révisé les mentions des milliers d’utilisateurs d’eBird au Québec. À raison de plusieurs heures par semaines – voire par jour – ils débusquent les erreurs potentielles, répondent aux questions des observateurs et guident les plus débutants. 

À une époque où le loisir ornithologique connaît une progression fulgurante, leur rôle est plus important que jamais. Avec rigueur, passion, tact et intégrité, ils veillent à la qualité de la base de données d’eBird, ce qui permet à ses utilisateurs d’avoir accès à des mentions fiables et vérifiées. Leur contribution est immense autant pour le loisir ornithologique que pour la science et la conservation.

QuébecOiseaux tient à exprimer toute sa reconnaissance à cette équipe dynamique et dédiée, et à leur assurer son soutien dans l’accomplissement de leurs tâches.

Réviseurs eBird

Alexandre Anctil, Olivier Barden, Alain Beauchamp, Pierre Bergeron, Micheline Bisson, Émile Brisson-Curadeau, Hugue Brunoni, Christophe Buidin, Gérard Cyr, Samuel Denault, Laetitia Desbordes, Rodolphe Dubois, Claude Ducrot, Pierre Dupuy, Réjean Duval, Regis Fortin, Jonathan Fréchette, Anne-Marie Galand, Yves Gauthier, Dominic Gendron, Vincent Giroux, François-Xavier Grandmont, Thierry Grandmont, Bertrand Hamel, Louis Imbeau, Daniel Jauvin, Michel Juteau, Suzanne Labbé, Sylvain Latulippe, Denis Leboeuf, Robert Lebrun, Luc Légaré, Ronald McCutcheon, Éric Normandeau, Daniel Ouellette, Pierre Poulin, Gérard Proulx, Alain Richard, Michel Robert, Yann Rochepault, Jessé Roy-Drainville, Germain Savard, David Stobbe, David Trescak, David Turgeon, Roger Turgeon.

Monsieur Proulx a aidé au développement d’outils informatiques pour eBird, le programme de suivi des espèces en péril, ainsi que pour divers projets de conservation de QuébecOiseaux. Il est aussi membre actif du comité eBird et a animé plusieurs soirées d’information sur l’utilisation d’eBird. C’est aussi à lui que l’on doit les premiers suivis d’oiseaux de proie dans le Parc national du Bic.

Il n’y a pratiquement aucune activité à laquelle il n’a pas participé au sein de QuébecOiseaux au cours des 23 dernières années. Alain Hogue a contribué à la réforme de l’Association québécoise des groupes d’ornithologues qui a donné naissance à l’organisation que nous connaissons aujourd’hui.

Versatile, déterminé, toujours plein d’idées, critique averti, ses interventions ont permis l’avancement de nombreux dossiers. Par exemple, au plan de la gouvernance, il a collaboré à moderniser les règlements et à peaufiner le code d’éthique; au plan de la conservation, il a piloté le dossier de la chasse aux Dindons sauvages; au plan des communications, il a été actif sur le comité de direction du magazine. Comme on peut le constater, son dévouement pour l’accomplissement de la mission de QuébecOiseaux va bien au delà et s’additionne aux rôles qu’il a joué au sein du conseil d’administration de 1994 à 2017. Une contribution exceptionnelle.

Conservation des oiseaux et de leurs habitats

La conservation des oiseaux passe par l'observation, l'étude, la mise en valeur et la protection de ces derniers et de leur habitat. Le suivi de l'évolution de la population des différentes espèces d'oiseaux et de leur habitat est une activité importante à laquelle tout citoyen peut contribuer, par exemple, par l'annotation de ses observations sur le terrain. L'aménagement et la protection d'habitats proviennent dans bien des cas d'actions individuelles, comme conserver un boisé, protéger un cours d'eau, intervenir auprès des législateurs. Ce prix rend hommage à une personne qui s'est particulièrement engagée dans un projet de conservation des oiseaux et de leur habitat.

L’implication bénévole de Mabel MacIntosh se calcule en chiffres astronomiques, que ce soit pour la durée de l’engagement ou le nombres d’activités auxquelles elle a participé et participe toujours !

Son dévouement pour la cause des oiseaux, qui a débuté en 1961, ne s’est jamais tari depuis et se manifeste au sein de différentes activités.  Voici quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

Elle participe au suivi des oiseaux de proie depuis 1980. Elle a ainsi accumulé 30 000 heures d’observation réparties entre 38 sessions printanières de recensement et 39 automnales, au cours desquelles plus de 250 000 oiseaux de proie ont été comptés ;

Elle est membre du conseil d’administration de l’organisme Protection des oiseaux du Québec de 1966 à 1996, dont elle sera notamment responsable de la publication du bulletin de liaison The Song Sparrow, de 1970 à 1985, et elle préside actuellement le comité « Suivi des oiseaux de proie » ;

Elle a été coéditrice des « études d’oiseaux de proie » pour la région de l’Est des Grands lacs de la Hawk Migration Association of North America pendant 10 ans ;

Elle a mis sur pied et participé pendant plusieurs années au programme de baguage de passereaux au Parc naturel Terra-Cotta, parc pour lequel elle a milité activement pour sa création ;

Elle a participé pendant 20 ans au programme des oiseaux nicheurs du Québec, ayant elle-même déjà trouvé 78 nids en une seule saison ;

Elle a réalisé 26 recensements dans le cadre du Programme nord-américain du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) de 1966 à 1992.

Par son engagement sans limite pour les oiseaux de proie, Mabel McIntosh a apporté une contribution significative à l’avancement des connaissances sur les populations de ces espèces. Peu d’études peuvent en effet se targuer de couvrir une telle longévité, 30 ans. En fait, il n’y a que six suivis des oiseaux de proie qui ont une telle durée, ce qui témoigne de l’importance du travail accompli bénévolement par Mabel McIntosh, sous ce volet. Alors, imaginez quand on considère ses nombreuses autres réalisations !

Mabel McIntosh est une personne modeste, qui ne recherche pas la célébrité. Son engagement lui a néanmoins valu quelques reconnaissances : elle a été nommée vice-présidente honoraire de Protection des oiseaux du Québec, en 2002, déclarée membre honoraire du Regroupement QuébecOiseaux, en 2003, et, lors des célébrations du centenaire de Protection des oiseaux du Québec, en 2017, on a reconnu et souligné son implication pour le suivi des oiseaux de proie. 

Mabel McIntosh est un exemple de dévouement pour nos amis les oiseaux et une source d’inspiration pour tous ceux qui veulent s’impliquer pour leur conservation.

L’engagement à long terme de Jean Piuze envers une meilleure connaissance des oiseaux et leur conservation s’est particulièrement manifesté par une cueillette exceptionnelle de données sur plus de 40 ans, notamment dans le cadre du programme nord-américain du Relevé des oiseaux nicheurs, aussi connu par son abréviation anglaise (BBS). Jean participe au BBS depuis 1978, effectuant chaque année plusieurs parcours (jusqu’à 15 à en 2007).

En 2017, Jean Piuze devient le premier Canadien à avoir effectué 200 relevés du BBS. Un relevé, c’est 50 points d’écoute sur un trajet imposé de 39,2 km et ce, au lever du jour. Tout un exploit compte tenu des qualités, compétences et exigences requises pour que ces relevés aient une valeur scientifique. Le BBS vise notamment à mieux connaître les changements dans les effectifs de nos oiseaux, tout comme le projet d’Atlas auquel Jean a aussi contribué de façon substantielle.

En effet, il fait partie du groupe restreint de bénévoles d’exception à qui la direction de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec a rendu hommage pour leur dévouement et la qualité des données fournies. Il figure d’ailleurs au 5e rang des atlasseurs les plus performants au plan de la collecte de données. *

L’enthousiasme de Jean Piuze pour la science ornithologique citoyenne est réel et contagieux. En tant que scientifique (chimiste de formation, il a fait carrière durant 32 ans en recherche océanographique et en conservation à Pêches et Océans Canada), il est convaincu de l'apport crucial que peuvent faire les ornithologues amateurs aux connaissances sur notre faune aviaire. Durant toutes ces années, Jean Piuze l’a démontré par sa rigueur scientifique, son souci du détail, sa ténacité et son profond engagement dans les causes auxquelles il adhère.

Il faut beaucoup d’énergie et une grande capacité de mobilisation des ressources requises pour mettre en place trois programmes de suivi scientifique sur les oiseaux migrateurs. C’est pourtant le tour de force qu’a réussi Mikaël Jaffré en étant derrière la création en 2015 de l’Observatoire des oiseaux de Rimouski. Grâce à son leadership, sa rigueur scientifique et son enthousiasme, il a su convaincre les intervenants nationaux et régionaux de la pertinence et de l’importance de mettre en place des outils pour mieux connaître les populations d’oiseaux régionales à partir de stations au Bic, à Pointe-au-Père et à Percé. De plus, Mikaël est très engagé dans le recrutement et la formation des bénévoles qui peuvent contribuer aux suivis scientifiques. Par ses actions qui débordent largement le cadre professionnel, il a dynamisé l’activité ornithologique régionale et créé un intérêt au-delà de la communauté des observateurs d’oiseaux.

Maxime Tremblay, président de l’Association des amateurs d’hirondelles du Québec, voue une véritable passion pour l’Hirondelle noire. Chaque année depuis 2005, il parcourt le sud du Québec afin de faire le suivi des colonies d’Hirondelle noire, une espèce dont les effectifs ont chuté de près de 94 % depuis 1970. Il a accumulé une quantité phénoménale de données sur la nidification de l’espèce et suivi 217 nichoirs, répartis dans 97 colonies différentes.

Il s’occupe aussi de l’entretien du nichoir-laboratoire situé à Dorval, en bordure de la baie de Valois. Cette imposante structure de sept mètres de haut et de 64 compartiments de nidification permet d’observer et de documenter la vie quotidienne des couples d’Hirondelle noire qui viennent y nicher depuis 1996.

Au fil des années, il a participé activement à la mise en place de mesures de mise en valeur et de protection de l’Hirondelle noire et de son habitat. En effet, par son expertise en la matière, il s’efforce de transmettre de judicieux conseils et de participer à l’entretien, à l’installation ou à la relocalisation de certains nichoirs ainsi que de veiller au bon entretien de l’habitat à proximité des nichoirs. Que ce soit directement auprès des propriétaires, des gestionnaires municipaux ou d’autres organisations, son expertise est toujours juste et quasi inévitable. Sa contribution à la conservation d’une espèce en péril est tout à fait remarquable.

Simon Parent est le président et le cofondateur de Ferme Boréale inc. et co-propriétaire du Sanatorium historique du Lac-Édouard. Il est technicien agricole de formation et oeuvre dans le secteur horticole depuis 20 ans. Simon s’est découvert une passion pour une espèce en péril : le Martinet ramoneur. Il a réalisé un projet visant à restaurer et améliorer un important site de repos pour le Martinet ramoneur à la limite nordique de son aire de répartition, au Lac-Édouard.

Ce projet a permis de restaurer la cheminée du sanatorium, dans laquelle jusqu’à 180 martinets ont été dénombrés depuis 2004, et de mettre en place des cheminées artificielles de remplacement pour la nidification du Martinet ramoneur. Le premier nichoir artificiel non-chauffé installé sur le site en 2014 a été utilisé avec succès par un couple de Martinet ramoneur en 2015 et en 2016, une première au Canada ce qui démontre leur efficacité. C’est un accomplissement exceptionnel et exemplaire. En juillet 2016, il a inauguré le Centre d’interprétation des habitats du Martinet ramoneur, à l’intérieur du Sanatorium du Lac-Édouard. Simon est aussi membre de la Chimney Swift Conservation Association.

Son travail aura permis de sensibiliser une bonne partie de la population du Haut-Saint-Maurice et d’ailleurs à la situation du Martinet ramoneur.